MARARI BEACH

ON S'EN SOUVIENDRA !


NOTRE DEUXIEME SEMAINE EN INDE

A été comment dire ... Dengue ! Non, pas d'erreur dans l'orthographe de cet adjectif qui en fait n'en est pas un. 

 

Et bien oui, Mesdames et Messieurs, confidences pour confidences et nouvelle exclusive, Reshad serait dengue ! Bon ça suffit comme ça, on va être un peu sérieux ! Car même si nous, on peut rire de tout, là c'est quand même un peu sérieux.

25/02. On est arrivé à Marari Beach, tout heureux de rejoindre notre famille et de profiter de la plage. Mais à peine arrivés, Reshad est tombé malade. Une bonne crève qui te cloue au lit. Il a bien essayé de lutter et de se dire que cétait pas ça qui allait nous empêcher de profiter des neveux, mais malgré tous ses efforts, ce foutu rhume ne passait pas et de nouveaux symptômes apparaissaient tous les jours.

L'HOPITAL : LA VISITE PAS PREVUE AU PROGRAMME !

Alors, il a bien fallu se rendre à l'évidence, après trois jours sans pouvoir sortir du lit, que c'était bien plus qu'un gros rhume !

 

01/03 Direction l'hôpital. Enfin ... dhôpital cet endroit nen a que le nom, inscrit sur un panneau défraichi à lentrée : ambulance dun autre siècle, salle d'attente en pleine air, médecin en tong qui te dit « je suis physicien ! » (cest cela oui ), lit en planche de bois, prise de sang sur la terrasse. Si les services d'hygiène existaient ... Bref, un hôpital gouvernemental de cambrousse totalement gratuit qui doit malgré nos jugements, bien être utile ! Mais pour nous, petits européens pourtant bien ouverts desprit, cest un peu le choc ...

La vie est parfois pleine de contradictions : c'est toujours Amandine que les moustiques prennent pour cible, à croire que son sang c'est de la bonne came, mais c'est Reshad qui se serai fait croquer par le plus vilain d'entre eux : le moustique tigre. Sympa le pseudonyme ! A la hauteur de son agressivité en tout cas !  

Conséquences ? Ce qu'on pensait être un gros rhume serait en faite une infection qu'on connait sous le nom poétique de « dengue » ou fièvre tropicale. Enfin ça, cest le diagnostic du premier hôpital après une prise de sang

Alors on vous entend d'ici : " Ils partent faire le tour du monde et ils ne font pas les vaccins nécessaires ? " " Ils ne prennent pas des traitements en prévention ? "Alors, vous le saurez, aucun traitement préventif n'existe pour cette petite saloperie là ! Il y a juste une chose à faire : éviter de se faire piquer. Facile comme ça hein ?! 

Mais malgré toutes nos précautions, les moskitos sont voraces et coriaces par ici ! Franchement, une bonne tourista de 24h, même 48h on laurait accueillie avec plus d'entrain ! Si, Si, j'vous assure ! 

Nos 4 jours à Marari Beach se sont donc transformés en 5, puis en 6, enfermés entre 4 murs. Et ça fait une semaine qu'on est là quand on décide de se rendre dans un autre hôpital pour un second avis, la fatigue ne passant toujours pas. Car vous connaissez Reshad, restez sans rien faire plus dun jour de suite cest juste pas possible : faut que ça bouge !

Alors vous me direz, bloqués dans une petite villa proche de la plage, ça va non ? Cest pas si terrible ! Ouais, mais quand tu peux pas sortir de ton lit sans voir des étoiles, que tas mal partout et de la fièvre, c'est moyen. 


Heureusement, Sophy et sa famille, chez qui nous logeons, sont aux petits soins pour Reshad et soucieux de son rétablissement. Ils lui apportent des fruits, l'ont conduit à la pharmacie, préparent de bonnes choses à manger et nous ont même changé de chambre pour qu'il soit mieux, sans attendre aucune contrepartie. On est vraiment tombés sur des perles ! (Si vous passez par Marari, on en profite pour leur faire de la pub ici, car vraiment, vous serez au top chez eux ! Même si vous êtes en pleine forme !)

3/03 Cest donc après 30 minutes de tuk-tuk quon arrive dans un hôpital, privé cette fois, un qui ressemble déjà plus à ce quon connait. Bon. Tu dois quand même enlever tes chaussures à lentrée et déambuler pieds nus dans les couloirs de lhosto, mais cest un détail ! (parmi dautres )

 

PLUS DE PEUR QUE DE MAL !

 

Prise de sang, prise de la tension, radio des poumons, mise sous perfusion, analyse durine ... tous ça pour nous dire : vous avez une infection urinaire ! REALLY ? 

 

Enfin, avant le verdict, on a quand même rencontré THE professeur de lhôpital, un ancien, très ancien (que tu te demandes encore pourquoi il est pas à la retraite. La retraite, ça existe en Inde ? Non ? Ha cest donc pour ça ), qui a daigné se déplacer jusquà Reshad pour lui dire : « Vous pouvez me dire ce que vous avez ? » What ? Qui est le médecin ici ? Faut que je te répète tous mes symptômes ? Ceux que je viens de galèrer à expliquer en anglais à tes infirmières ? Jai déjà passé plein dexamens, tu n’es pas censé juste me dire ce que jai ? » Ben apparemment non, il est reparti comme il était venu, nous laissant un peu con con, là, aux urgences.

 

 

 

 


S'ARMER DE PATIENCE

On demande des explications, on amène Amandine dans le bureau du vieux sage. Attention, faut être très ouvert desprit et très calme pour être malade en Inde. Tu rentres dans un bureau, mais tes loin dêtre le seul. Assis devant le bureau du professeur, ya au moins 4 familles qui sont là, avec leur dossier, et qui comme toi, attendent probablement des réponses.

 

Le professeur mexplique que les résultats sanguins sont bons, à part les globules blancs qui sont un peu trop bas :

 

- « Alors, il veut être admis pour un ou deux jours ou pas ? » « Ben jen sais rien mec ! Dis-le-moi ! Cest nécessaire ? Ca lest pas ? Cest qui le pro ? Qui a fait des études ? » (Qui dit hôpital privé dit prestations payantes et donc le rapport argent/urgence/réalité est probablement (un peu) faussé surtout quand le malade est étranger « Je te lai dis, les test sont comme ça, bla bla bla »

 

Reshad ne veut pas être hospitalisé. Il note un truc dans le dossier et le referme en souriant. Merci, au revoir !

 

Après ça, analyse durine : Monsieur, tout ça cest à cause dune infection urinaire ! Vous prenez ça et ça et dans trois jours ça ira mieux !

« Donc rien à voir avec une piqure de moustique ? Cest juste une infection urinaire ? » « Oui Madame, si ça va pas mieux dans trois jours, revenez ! »

 

Rassurés davoir eu un diagnostic qui nous éloigne de linfection due aux moustiques, on ne sest pas trop posé de question sur le coup et on est rentré.

 

On a encore passé 3 jours dans notre chambre, en sortant seulement pour manger. Ah ces derniers jours, on n’a pas mal fait chauffer lordi en enchainant film/film (Dans ces moments là, je te jure que tes content de te trimballer ton ordi même si ya des jours, cest un vrai boulet ! Et tu es ravie davoir la meilleure connexion Wifi que tai encore jamais eu en Inde !)

 

PRETS A REPARTIR ?

5/03 Avec la prise du traitement, tout va mieux. Reshad à repris des forces, et après 9 jours sans sortir, nous sommes enfin allés marcher sur la plage aujourd’hui ! Quel pied !

En attendant encore quelques jours et une dernière prise de sang pour être certains que tout va bien, repos forcé avant de pouvoir repartir de plus belle !

 

Parce que bon. On a envie de bouger vers dautres horizons. Mais on n’est pas non plus inconscients. On va quand même pas compter sur Amandine pour conduire la moto sur les routes indiennes ! Elle se prendrai une vache ou un chien, c'est certain ! 


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Commentaires : 2
  • #1

    Pia (lundi, 06 mars 2017 16:01)

    Courage à lui !!! Décidément les hôpitaux à l'étranger c'est une expérience inoubliable ! C'est ouf comme on se rend compte à quel point nos normes d'hygiène sont totalement... différentes !
    Bon rétablissement et gaffe quand même aux moustiques :p

  • #2

    Anne du 42 (vendredi, 10 mars 2017 18:43)

    J'espère que vous êtes de nouveau sur la route!


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