DE CHENNAI A MARARIKULAM

1 2 0 0  k i l o m è t r e s  à  m o t o :  1  s e m a i n e  à  f o n d ! 


 

17 Février. Après avoir fait une pause dans la pause, nous revoilà de nouveau sur les routes, ou plutôt dans les airs ! Et cette fois, c’est direction … Indiaaaaa ! Cette destination complètement folle qu’on a hâte de retrouver, deux ans après notre première rencontre …

JOUR 1 : Arrivée chaotique à CHENNAI

Arrivés à CHENNAI. Après un looooong trajet depuis chez nous, (habiter à Clermont-Ferrand implique toute une logistique pour se rendre à l'aéroport de Paris : 6h de OuiBus la nuit, et un RER plus tard ... ) on arrive a Chennai à 6h du matin, heure locale. (2h30 en France). Autant le dire, on est complètement décalés. La douanière fait des manières avec Reshad car la couleur du stylo qu'il a utilisé pour remplir le document d'immigration ne convient pas à Madame, le tapis roulant qui doit nous rendre nos sacs à dos tombe en panne et on attend bien 30 minutes avant qu'il ne se remette en route. Jusque là tout va bien. On a le temps. Personne ne nous attend vu qu'on a aucune nouvelle de la personne censée nous héberger ! Mais rien ne nous fera perdre notre positive attitude, pas même le fait qu'on nous ai posé un plan ! 

 

L'aéroport est excentré, il nous faut encore compter un trajet en taxi avant de pouvoir espérer s'allonger dans le lit douillet de notre hôtel ! Mais quel hôtel ? On a rien réservé ! On a vaguement repéré un hôtel sur internet, on va s'y rendre. Comme d'hab, on verra sur place. Arrivés a destination, l'hôtel est introuvable! On se lance donc à la recherche d'un endroit où se poser car on est vraiment fatigués. Tiens là ! Une rue pleine d'hôtel ! "Non c'est complet ! Complet désolé ! Non pas de place ! " Mais c'est quoi ce délire ? On a pas croisé un touriste depuis qu'on est là ! Et puis le coin est un peu glauque. Pas vraiment la rue touristique par excellence. Enfin, Reshad entre dans un hall d'hôtel et le réceptionniste semble lui dire qu'il y a de la place, mais dés qu'il aperçoit Amandine, son attitude change et l'hôtel devient bizarrement complet ! On a compris que le problème venait d'elle, mais ne comprenant pas pourquoi, elle a posé la question. Bon. On se la pose toujours aujourd'hui ...

 

Rassurez-vous mamans ! On a pas fini dehors. On a atterri dans un hôtel bien au dessus de notre budget, qui ne semblai pas avoir de problème avec Amandine (ils acceptent les filles blanches ici, ouf !) mais qui nous a fait pinailler 1h à la réception le temps de faire de la paperasse ! 14 tentatives de photocopies de nos passeports avant d'avoir un rendu satisfaisant, une négociation acharnée pour pouvoir rester plus de 24h sans payer le prix de deux nuit (oui parce que clairement, on ne se voyait pas quitter les lieux à 7h du mat' le lendemain.)

 

Mais finalement on est tombé comme des masses ; on a dormi toute la journée et le bruit des milliards de klaxonne dans la rue en contre bas n'aura pas eu raison de notre sommeil ! 


JOUR 2 : Un objectif, un seul !

Trouver notre partenaire pour la suite de l’aventure ! Une qui saura bien se comporter. Qui saura nous supporter, nous, avec nos galères, nos joies, nos coups de gueules et nos doutes. Qui pourra aussi porter quotidiennement nos 30 kilos de bagages ... Et c'est avec une facilité déconcertante qui ne lui ressemble pas tellement (aucune vérification, pas de rétroviseur, un bref tour d'essai), que Reshad a posé son dévolu sur un HONDA CBF de 150 CC, qui a remporté le droit de nous servir de monture pour les deux, voir trois prochains mois ! 

 

On, enfin, soyons honnêtes, Reshad, passera la matinée entière à faire ce qu'il faut pour que la moto soit équipée correctement et après s'être rempli l'estomac d'un excellent poulet tandoori, nous irons ensemble chercher tout ce qu'il nous manque pour pouvoir partir le lendemain (casques, sangles, anti moustiques etc.) 

 

Et voilà l'itinéraire qui nous attend ! 

  

Le trajet de la semaine !
Le trajet de la semaine !

Jour 3 : Grand départ !

De bonne heure et de bonne humeur, (là encore, soyons francs … et reprenons …) Vers 10h, pas encore totalement bien adaptés au décalage horaire, nous chargeons la moto pour la première fois, avec une légère boule au ventre. Est-ce que ça va le faire ? Amandine à émis un doute au niveau du pot d’échappement … "Le porte bagage, il est pas un peu proche ? Ca risque pas de brûler mon sac ?" Ce à quoi, une personne barbue que nous ne citerons pas a répondu : "Mais non je pense pas ! T’inquiète pas, c’est prévu pour !" Les sacs ficelés, nous partons, direction Pondichéry. Mais sortir de la ville est une vraie galère, le trafic est horrible, et la chaleur ajoutée à ça … Vite vite vite ! Sortez nous de là !  

A midi, on s’arrête à Mahabalipurame pour déjeuner. Nous connaissons les lieux donc nous passons rapidement devant le Krishna's Butterball (en Français ça le fait moins : La boule de beurre de Krishna ...) et repartons rapidement. A ce propos, qui l'a mis là ? Pourquoi c'est là ? Le mystère demeure depuis 1300 ans ... Si vous avez des suggestions !

 

 


Nous sommes heureux d’atteindre enfin Pondichéry en fin d’après midi, ce qui marque l’arrivée avec succès à l’étape 2 ! Nous allons nous promener le long de la plage, sur la Marina et comme d'habitude (ça va les chevilles?), on nous demande de prendre la pose le temps de quelques photos. On se demande ce qui les étonne le plus : Une blanche, une blanche aux yeux bleus, ou une blanche aux yeux bleus avec un indien qui n'est pas d'ici ? (Emoji interrogatif)

 

Hey ! Ho ! Quelle surprise ! En détachant mon sac je vois un gros trou dedans ! Il aurait fondu ? Ne serait-ce pas la chaleur du pot d’échappement ? (Emoji : tu-vois-je-te-l'avais-dis ! Quoi ? Il existe pas ?)


JOUR 4 : Premier arrêt technique, rendez-vous manqué et coucher de soleil

Départ pour THANJAVUR. On ne connais pas spécialement cette ville, mais elle est sur la route donc elle constituera l’étape 3 ! Avant de partir, il faut trouver quelqu’un pour faire la vidange de la moto, (Chek! Si, si. La cabane bleue au bord d'une route sur la photo, c'est bien le garage !) acheter une carte SIM locale (Chek! Bon elle n'a jamais fonctionné ...) et une carte de l’Inde (Chek! C'est grand l'Inde!) Et accessoirement aller visiter un temple dans lequel un éléphant doit nous bénir d’un coup de trompe sur la tête. (Chek ! Mais pas d'éléphant. Malade apparement...)

C'est donc vers 11h30 et sans la bénédiction de Babar (Ben quoi ? C'est le seul nom d'éléphant qu'on connaisse !) qu’on quittera Pondichéry. 


Nous arrivons à Thanjavur en fin de journée, ce qui nous laisse juste le temps de filer au BIG TEMPLE, (après avoir passé 45 minutes à faire la queuleuleu devant un distributeur, pour au final, se rendre contre que l’entrée du Temple était gratuite !) Bref ! On a marché pieds nus sur le sol chaud du Brihadeeswara Temple  et on a admiré le temple changer de couleur en même temps que le soleil descendait dans le ciel.

Brihadeeswarar Temple (Ou BIG TEMPLE) : Entrée gratuite. Prévoir 10 Roupies pour le casier à chaussures.
Brihadeeswarar Temple (Ou BIG TEMPLE) : Entrée gratuite. Prévoir 10 Roupies pour le casier à chaussures.

Jour 5 : Vous n'entrerez pas !

On continue direction MADURAI pour l'étape 4. Après avoir chargée la moto sous un soleil de plomb et sous le regard, toujours amusé/interrogatif des indiens, nous voilà (à nouveau) sur les routes ! On a lu qu’ici, se trouvait le lieu de culte le plus visité en Inde, après le Taj Mahal. Impatients de le visiter, on s’y presse en arrivant, en fin de journée. Mais nous n’aurons pas la chance d’y entrer. Reshad est en short et ça, ça passe pas ! Tenue correcte exigée ! Qu’à cela ne tienne ! On reviendra demain ! On a qu’à aller sur un toit terrasse pour un dîner avec vue !



Jour 6 : On cherche la fraîcheur

Cette fois-ci convenablement vêtu (non mais c’est vrai quoi, mettre un short par 40 degrés, c’est pas une idée aussi !), nous re tentons notre chance à l'entrée du temple de Minakshî. Aujourd'hui, c'est à cause de la power bank qu’Amandine a dans son sac, que la fliquette de l’entrée chipotte. On sait jamais ce qu'elle pourrait faire avec une batterie externe …C'est dangereux une batterie externe ! Problème réglé, nous déambulons dans cet immense temple.

Comme nous n'avons pas eu la chance de recevoir de drone à Noël, nous avons piqué cette photo sur Google pour que vous puissiez vous rendre compte des lieux
Comme nous n'avons pas eu la chance de recevoir de drone à Noël, nous avons piqué cette photo sur Google pour que vous puissiez vous rendre compte des lieux

 

40 ° ! On se réfugie dans les montagnes de KODAIKANAL, pour passer l’étape 5 au frais. A 2200 mètres d’altitude, on a maintenant sorti les pull ! 18 °. Un peu comme chez vous en ce moment non ? On a la chaire de poule sur la moto, ca change ! Mais on profite de magnifiques paysages. La route est superbe ! Amandine en prend plein les yeux à l'arrière, pendant que Reshad s'éclate dans les courbes. En plus de ça, la route est en bon état ! Le pied ! On s'arrête souvent pour admirer ...

Sur la route entre Madurai et Kodaikanal
Sur la route entre Madurai et Kodaikanal

Jour 7 : Du vert, du vert du vert !

 

Et si on redescendait un peu ? Direction Munnar. Pour y arriver, on a traversé la brousse, les montagnes, la jungle, des réserves naturelles, on a vu un panneau sur le bord de la route, pas trop rassurant, et enfin nous sommes arrivés à Munnar. Munnar c’est beau ! Bon, faut aimer le vert, mais les plantations de thé de Munnar, sont un peu ce que les rizières d’Ubud sont à Bali : il faut s'y promener!

 

On décide d’aller boire un thé là où nous avions séjourné il y a deux ans. On se souvient de la vue à couper le souffle. Mais on se fait refouler (décidément !) Non pas à cause de nos tenues (quoique nos dégaines peuvent effrayer  …), mais parce que « le restaurant c’est seulement pour les clients de l’hôtel ». Mais quels clients ? 


Jour 8 : Dernière ligne droite avant les retrouvailles !

Dernière ligne droite avant l’étape finale ! Il nous reste quelques petits kilomètres sur une route toute pleine de virages comme les aime le pilote avant de retrouver ceux pour qui on a avalé les kilomètres à toute vitesse. Oui parce que quand même, vous ne vous disiez pas qu’on avait l’air un peu pressés toute cette semaine ? A enchainer les kilomètres, sans s‘attarder, à visiter brièvement un temple par ci, un autre par là, et surtout, sans reposer nos fessiers ? Et bien la raison, là voilà :

On a tout fait pour arriver ce jour là précisément, car deux petits loustiques qu'on connait bien y passaient tranquillement des jours heureux, accompagnés de leurs parents. Et on s’est dit que de les voir, là, en Inde, avait quelque chose d'exceptionnel et ne pouvait que nous faire kiffer. C’est donc vers 12h30 que nous avons retrouvé la sœur de Reshad, son mari et leurs deux enfants, en vacances dans le sud de l’Inde, pour continuer un bout de chemin avec eux, avant qu’ils ne s’en retournent vers des contrées plus fraiches et lointaines : l’Auvergne ! Alors oui, nos fessiers ne sous remercient pas, Amandine regrette là, tout de suite, de ne pas avoir celui de Kim K, (Il doit être tout confort quand même!) mais qu’est ce qu’on est content d’être tous ensemble ! Demain, ils partiront sur les Backwater, chose que nous avons déjà faite il y a 2 ans. Alors nous prenons de l'avance et partons directement à Mararikulam beach, où nous nous retrouverons dans 2 jours!

Marari Beach
Marari Beach

Écrire commentaire

Commentaires : 1
  • #1

    Brigitte vervial (lundi, 27 février 2017 23:48)

    Bonjoir ou Namastet? Merci pour ce voyage, allez vs voir Amma cette figure amblematique de l'Inde qui prend les gens dans ses bras ? Les gens font des centaines de kms pour la voir....vs vs en avez fait des milliers...que de bonheur que vs vivez c sur que vs ne verrez plus notre vieux continent de la même façon. Merci de partager votre voyage avec Ns. Bonne continuation....


En ce moment, nous sommes par ici :


Suivez-nous ici aussi !