A la rencontre des locaux à Solo

COUCHSURFING ACTE 2 : Ville de Solo. Chez Sukas.


 

Comme nous vous le racontions ici, notre première expérience de cette nouvelle façon de voyager et de rencontrer l'autre fut un franc succès ! Nous avons décidé de renouveler l'expérience dans la ville suivante. 

 

 

 

Nous arrivons à Solo par le train. Il est 22h30 et Sukas, la personne qui nous accueillera pour deux nuits est gentiment venu nous chercher à la gare. Dans son vieux pickup rouge il nous attend. Nous chargeons les sacs dans la benne et nous nous serrons devant. Comment il fait pour rouler, ce vieux tas de ferraille ? En tout cas il fume et il fait un sacré boucan ! Mais il en faudrait plus pour nous faire fuir ! Ah ben suffisait de demander ! Après 5 minutes de route, le véhicule cale en pleine rue et ne veut plus démarrer. La batterie ! Il n'a pas roulé depuis 15 jours. Il lâche. Il fait nuit, on est crevés après 6h de train, on a envie d'arriver rapidement mais le destin en a décidé autrement. Pour l'instant, nous sommes sur la route, et Sukas habite à plus de 30 minutes de là. En deux secondes et sans trop savoir comment, je me retrouve aux commandes d'un vieux pickup rouillé, volant à droite et je dois essayer de refaire démarrer l'engin alors que Reshad et Sukas le pousse. Bien évidement je n'y arrive pas (ça aurait été trop beau!) et nous échangeons les rôles: je me retrouve sur la route, derrière le véhicule avec Reshad, à pousser ! Finalement, le véhicule redémarre et nous courrons pour remonter à bord. A présent, la mission consiste à arriver à destination sans marquer d'arrêt... Welcome to Solo! 

Cet épisode aura eu le mérite de détendre l'atmosphère avec cet hôte que nous ne connaissons finalement que depuis 5 minutes ! Je pense que le plus gêné c'était lui quand même ... Mais on aura bien rigolé ... Après ! 

 

Enfin nous arrivons chez lui. Dans un tout petit village. Devant chez lui, un groupe de jeune est là et discute. Dans ce village, tout le monde se connait. Nous échangeons les présentations puis rapidement, le sujet tourne autour du foot et des joueurs qu'ils connaissent ... Ils ne parlent pas beaucoup l'anglais donc l'échange est difficile. Nous faisons la connaissance des parents de Sukas avec qui il vit. Nous buvons un verre et grignotons quelques fruits en échangeant à propos de nos vies respectives. 

 

Sukas a 34 ans. Il est professeur d'anglais en free-lance. Il donne des cours particuliers à des étudiants. Il nous propose de l'accompagner toute la journée du lendemain pour vivre à son rythme et rencontrer ses élèves. Nous, nous avions prévu comme d'habitude, de louer un scooter, de visiter la ville, de nous promener. Mais ça c'était avant de savoir qu'on aurai cette chance unique de découvrir la ville, à travers ses habitants. On change donc complètement nos plans et on approuve son programme. 

 

Il est déjà 1h du matin quand on regarde l'horloge. Sukas nous montre notre chambre, un petit bungalow en pierre, qui comprend également un douche, qu'il a lui même construit. En temps normal, c'est sa chambre. Se sera la notre pour les deux prochaines nuits. 

Partie de Ping-Pong dans le village
Partie de Ping-Pong dans le village

Le lendemain, nous rencontrons comme convenu, ses élèves, les uns après les autres. 

 

Pour l'un, la rencontre se fait dans un parc, pour d'autres à domicile. À chaque fois, nous sommes très bien reçu avec du thé, du jus de fruit et de bonnes choses à manger.

 

Tous souhaitent apprendre l'anglais pour pouvoir travailler à l'étranger. 

 

C'est toujours enrichissant d'échanger et de connaître la vision qu'on les indonésiens de la France. C'est marrant parfois ! Quand on leur dit qu'on a qu'une seule langue officielle dans notre pays, qu'on a des autoroutes ou on peut rouler à 130 kms/h mais que si on se fait arrêter sur la route, on ne peut pas glisser un billet dans la poche de nos policiers nous ... Ils nous regardent avec de grands yeux, nous questionnent, et puis on fini tous par rigoler. L'échange de culture ... 


 

 

 

Entre deux cours, Sukas nous fait visiter la ville et nous renseigne sur plein de chose. Un vrai guide ! Nous avons réellement et sincèrement passé deux jours exceptionnels avec lui et finalement, nous n'avons pas vu grand chose la ville. Mais nous en avons plus appris aux contact de ses habitants et nous sommes heureux pour ça ! 

 

Pour vous dire à quel point cette personne est respectable il faut que je vous raconte une anecdote. 

 

Lorsque Sukas nous a raccompagné à la gare le jour du départ, le pickup nous a refait le même coup qu'à l'arrivée. Nous sommes sorti pousser et dans la précipitation, j'ai fais tomber mon téléphone dans la voiture, sans m'en rendre compte sur le moment.  Alors que nous étions dans le train (qui roulait depuis déjà 30 minutes), et que je cherchai mon iPhone, Reshad a reçu un sms de Sukas, qui disait qu'il avait trouvé mon téléphone et qu'il pouvait nous l'apporter demain. Le train dans lequel nous étions nous amenait à 120 Kms de là ... Le lendemain, il est venu, il a fait l'allée retour simplement pour m'apporter mon téléphone ... Il aurait pu ne jamais m'appeler pour me dire qu'il l'avait trouvé, je n'aurai jamais su où je l'avais perdu. Il aurai pu me dire de venir le chercher. Il aurai pu exiger une grosse somme pour me le rendre. Mais non. Rien de tout ça. Il me l'a simplement rapporté. 

 

Et c'est ça Java. Les gens sont comme ça. Ceux qu'on a rencontré en tout cas. Respectueux, souriants, disponibles. Cela fait 2 mois que l'on voyage maintenant, et même si les Malaisiens, les Thaïlandais sont adorables, personne n'a encore atteint le niveau des Javanais dans nos coeurs. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Commentaires: 1
  • #1

    Krikri (samedi, 17 décembre 2016 21:53)

    Superbe témoignage, c'est vraiment au contact des autres que l'on apprend le plus.


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