Mont Bromo : Le volcan qui gronde

 

En bons auvergnats que nous sommes, nous nous devions d'aller explorer un peu les volcans d'ailleurs! La chaîne des Puys c'est magnifique, on y a fait de belles randos, mais c'est trop calme ! En Indonésie, de nombreux volcans sont en semi activité ou en activité et peuvent se visiter "facilement". L'opportunité était trop belle pour ne pas la saisir. 

 

48h après le KawahIjen dont nous vous parlons ici, nous voilà debout, sur les bords du cratère fumant du Mont Bromo. Comment est-on arrivés là ? 

 

L'histoire commence à Probolingo, ville dans laquelle nous sommes arrivés en train et pensons rester une nuit. Voici le plan : Nous arriverons et louerons un scooter pour pouvoir nous déplacer, comme on aime le faire d'habitude. Le lendemain, nous nous rendrons au Mont Bromo et on repartira dans la ville suivante (Malang). On a fait étape à Probolingo juste pour ce volcan en fait. Oui enfin ça c'était sur la papier parce que ça ne c'est pas tout à fait passé comme prévu. 

 

Arrivés à la gare de Probolinggo, Tjatur, le propriétaire de la Homestay que nous avons réservé vient nous chercher. Nous découvrons l'endroit qu'il a ouvert deux mois plus tôt; un endroit vraiment sympa que nous vous conseillons si vous ne craignez pas les douches sans eau chaude, (mais compte tenu de la chaleur, c'est plutôt appréciable). 

 

On a remué ciel et terre mais ici, la location de scooter ne semble pas exister. Le propriétaire nous trouve gentiment deux vélos qui nous permettent de faire un petit tour de la ville mais pas plus.

 

Vu la distance entre notre position et celle du volcan, on ne pourra pas y aller à coups de pédales !

 

Grâce là encore au propriétaire, nous apprenons qu'il est possible de nous y rendre en Transports Publics. Oubliez tout de suite l'image qui vous vient à l'esprit. On ne parle pas du même genre de transports publics qu'en France. Là c'est un genre de "mini bus très vieux qui n'avance pas dans les côtes". 

 

Puisque c'est la seule solution, on opte pour ça et la réservation est faite pour 10h le lendemain matin.

Le propriétaire (toujours lui), parvient, à coups d'arguments très pertinents, à nous faire changer (encore) nos plans. Nous irons finalement assister au levé du soleil sur le Mont Bromo. Il faudra alors passer une nuit sur place pour entamer la montée de bonne heure afin d'atteindre un beau point de vue vers 4h. La solution est toute trouvée : nous camperons sur place et planterons notre tente dans le parc national qui entoure le volcan. 

 

Le lendemain matin, Tjatur nous conduit "au mini bus très vieux qui monte pas dans les côtes". Des gens sont déjà là pour le même trajet que nous. Nous sommes 6. On attend. On attend. On attend. Pas le bus non non, lui et son chauffeur son déjà là ! Non, on attend que d'autres clients arrivent. "le mini bus très vieux qui monte pas dans les cote " s'appelle aussi "le mini bus très vieux qui monte pas dans les cotes mais qui part seulement lorsqu'il est plein ". Vous voyez ? On attends d'autres passagers histoires d'être 15 au total. (Une Histoire de rentabilité tout ça). Don't worry ! Be happy ! 4 autres personnes arrivent. Un couple d'indien de Goa, et Antoine et Marie, un couple de français partis pour voyager 5 semaines à travers l'Indonésie dans le sens inverse du notre. Nous sympathisons de suite et comme nous, ils sont initialement partis pour passer seulement la journée au Bromo. Mais compte tenu de l'heure qui tourne et de notre position qui ne bouge géographiquement pas, ils décident de louer une tente là haut et de camper avec nous. L'aventure continue ! 

Enfin arrivés à Cemero Laong, village étape obligatoire avant l'accès au parc National, quelques heure plus tard, nous cherchons désespérément une tente à louer. (Quand on vous dit désespérément, c'est vraiment le terme approprié !) On a remué TOUT le village. Ce dernier n'est constitué que d'hôtels et de homestay pour lesquels chaque villageois présents sur place essaye de racoler des clients. Personne ne nous aide à trouver une tente et le magasin à proximité ne vend que des duvets. Un homme sorti de nul part a entendu que nous cherchions une tente et nous en propose une à un prix exorbitant. Non merci !

 

 

 

 

 

Vers 16h, nous nous mettons en marche pour trouver un endroit où poser la tente. Nous sommes accompagnés par un canadien  de 20 ans qui fait l'Indonésie à vélo, seul. Surpris par la pluie, nous nous abritons dans un petit bui bui où l'adorable propriétaire nous fait un feu pour nous réchauffer. 

 

Nous repartons 30 minutes plus tard, en lui demandant si nous pouvions revenir dormir à l'abri si la pluie était trop forte et devinez sa réponse ? "Yaaaa, no problem !" 

 

 

 

 

Finalement, nous posons la tente un peu plus haut. Il est 18h, il fait nuit noir, on a rien a manger, le feu ne prend pas comme tout est trempé, mais il fait bon et il ne pleut plus. On garde le sourire !  Notre tente est une deux places mais cette nuit la, nous ouvrirons nos portes à nos deux compatriotes ! Belle tranche de rigolade !  

 

A 3h30 il faudra se lever pour reprendre la marche direction le point de vue qui nous attend encore un peu plus haut pour assister au lever du soleil. 

 4h27 : Première photo du SunRise. 

On en prend plein les yeux et on oublie vite la (mauvaise) nuit qu'on a tous passé ! (Nous vous rappelons que nous étions 4 dans une tente qui initialement a une capacité de deux individus normalement constitués, ajoutez à cela les éléments suivants :  2 matelas et 3 duvets pour 4, un voisin canadien qui ronfle, 2 doudounes de location qui puent (Merci Marie ^^), la pluie, le froid, le ventre vide...) Haaaaa l'aventure ! Mais malgré ça, c'est un excellent souvenir qui restera longtemps dans nos mémoires ! Regarder, admirer le ciel changer encore et encore de couleurs. Quel passe temps intéressant ! (Photos de Marie&Antoine)


Après en avoir pris plein les yeux on redescend pour remonter sur celui que nous venons de mitrailler de photos, le fameux Mont Bromo. Pour y accéder, nous traversons un désert gris, seuls au monde, avec en ligne de mire, les escaliers que l'on aperçoit au loin, et qui nous conduiront en haut du cratère. Certains villageois, sortis de nul part, proposent de faire le trajet à cheval, d'autres à moto. Nous décidons de marcher pour apprécier pleinement ce qui nous entoure : Une immense zone déserte, un sol gris, des canyons ... Cette fois ci, on est vraiment sur la lune ! 

Il ne nous reste plus qu'à gravir les 250 marches qui nous séparent encore du cratère et nous en prendrons plein les yeux, encore une fois, c'est sûre ! Le voila, le spectacle qui s'offre à nous après ce dernier effort : Impressionnant, grandiose, presque effrayant ! 

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